Scotcher®, enrouler,
enrubanner, coller, lier, fixer, ligaturer, c’est faire sien, c’est
faire entrer dans son girond, faire état de ses possessions,
s’approprier, c’est indexer son territoire.
Peut-être que le plus petit
dénominateur commun des territoires est cette appropriation, le
territoire comme un espace délimité géographiquement et borné
fonctionnellement. Chacun s’inscrit dans un territoire et marque ses
frontières à l’aide de signes (olfactifs, colorés, administratifs,
etc.). Un territoire c’est donc un espace fonctionnel (même symbolique)
appartenant à un individu. Bien entendu les territoires peuvent se
recouper, voire se superposent nécessairement ; l’appropriation est
singulière et ne vaut que pour l’individu l’ayant entreprise. Si l’on
observe le monde "strictement" humain, la territorialisation, l’ancrage
géographique intellectuel et physique reste toujours nécessaire (ainsi
même que le voyage de ce territoire, la «
déterritorialisation-reterritorialisation »). Seulement celui-ci est
intentionnel et de plus il est souvent régi par des lois. C’est alors
que la propriété privée, la construction nécessaire d’un territoire
propre, risque l’exclusivité ou l’existence de la propriété privée
privative. En légiférant la propriété privée privative, les territoires
physiques comme intellectuels ne peuvent plus s’interpénétrer, ils ne
peuvent plus qu’échanger, que communiquer et commercer par le biais de
baux, de droits d’auteur et de royalties... (lire la suite)
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